anti-intellectualisme

Le but proposé par ces pédagogues c’est d’apprendre avant tout aux enfants à devenir de bons citoyens, c’est-à-dire des citoyens qui réadaptation bien à leur situation sociale et seront bien intégrés dans la communauté. Cette orientation est visible dans l’évolution des programmes. Au nom de l’adaptation (life- adjustment) on a procédé à un démantèlement et à un allégement des programmes qui aboutit à un appauvrissement général de l’enseignement secondaire dont la médiocrité est aujourd’hui partout reconnue. La démocratisation apparente de l’enseignement repose en fait sur une conception profondément anti-démocratique, à savoir que 60 % des enfants sont « inéduquables » et que l’enseignement de masse s’adresse à eux. […]De l’analyse de Hofstadter on peut conclure que l’enseignement secondaire aux États-Unis « forme » des gens qui ne sauront rien et n’auront guère les moyens de s’en apercevoir — d’autant moins qu’ils seront ensuite soumis à un véritable pilonnage publicitaire par les moyens de communication de masse aux mains de l’entreprise privée.

Debouzy Marianne. L’anti-intellectualisme dans la vie américaine [Richard Hofstadter, Anti-Intellectualism in American Life ]. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 20ᵉ année, N. 4, 1965. pp. 760-768.

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