it could be

On ouvre certaines portes avec beaucoup d’enthousiasme stimulant l’imagination, les désirs, la capacité d’apprendre et de créer. En théorie tout est possible. Dans cette dynamique se produisent des nombreuses réactions en chaîne, des projections les plus improbables et des états d’esprit qui donnent des nouvelles formes. Il y a aussi des formes absentes, dont on se souvient pourtant. Des dessins jamais sorties de la tête devant les feuilles intactes, des textes jamais imprimées sur les feuilles de papier intactes, des « plans sur la comète » jamais réalisés, ni même esquissés sur les feuilles intactes. L’ensemble de ces choses est à la fois inexistant et pesant. Impossible à exhumer cette accumulation des formes abstraites jamais concrétisées.

Dans une dynamique où être productif est un atout les feuilles intactes ne sont pas bien vues. Elles reflètent l’incapacité de produire, plus tôt qu’une partie de création. Elles sont déchirées ou rangées.

Des sortes de carnets reliés au mauvais endroit. Ces reliures, les liens entre les sujets, sont déplacées de leur endroit conventionnel. Elles remplacent tout contenu et empêchent l’expression des possibles. Un poème, une pensée, une image-souvenir, un gribouillage, un croquis de voyage, des souvenirs des moments qui ne se sont pas passés prennent maintenant place sur l’étagère comme mes autres carnets.

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