Pedalboard

« Une photo de chaque membre, puis le portrait des musicien-ne-s ensemble », c’était un peu ma formule pour prendre des images pendant les concerts, jusqu’au jour  où les objectifs des appareils photos n’étaient plus les bienvenues.Cette décision pour préserver l’anonymat des lieux et des gens qui les fréquentent impose des contraintes plutôt intéressantes, ce qui me motive à prendre des images des gestes, des instruments, capter la lumière. Au concert le 8 avril à la Peniche il n’avait pas ces contraintes, pourtant j’ai gardé les habitudes en attirant l’attention sur les pedalboards de trois groupes qui ont joué : Syberia, Madrigal et Lachez les Chiens.

Dans les années 80 les groupes rock psyché accumulaient les pédales d’effet, on aura dit que les zikos passaient leur temps à regarder leurs chaussures, d’où le terme un peu moqueur « Shoegaze ».  Avec une trentaine des pédales Syberia ne doivent pas s’ennuyer. Il serait curieux d’écouter les enregistrements des essais, pour voir l’influence de chaque appareil sur le son et sa diffusion dans l’espace. Ce sont des dimensions sonores qu’on ne peut pas traduire par l’image et je n’arrive pas encore à me décider à enregistrer les extraits des concerts. Ça peut donner des images sonores ou un échantillonnage des événements marquants et éphémères. Un peu comme une collection des papillons.

Les lieux ferment

Dans chaque ville les organisateurs des concerts DIY se débrouillent pour trouver des salle ou squatter des endroits pour faire vivre la scène. Des concerts en 2013 se faisaient au Caveau du Grand Sauvoy, un local à Maxeville fermé en 2014 pour travaux et pas prêt à ouvrir.

Chaque concert est unique, ce n’est pas un disque qu’on peut réécouter à un moment. Ce sont des moments qu’on partage avec des personnes présentes, parfois même à dix dans le public.